Comment faire une isolation sous toiture

Les combles, et par extension la toiture, représentent une zone de déperdition énergétique importante. Cela s’explique par un phénomène physique bien connu de tous : l’air qui est réchauffé est globalement plus léger que l’air froid, et remonte donc naturellement vers le haut en direction des plafonds et du toit.

L’Ademe, qui est un organisme reconnu dans le secteur de l’amélioration de l’habitat, estime que les fuites et autres déperditions par le toit peuvent représenter plus de 30% de perte d’énergie pour les logements particulièrement mal isolés. L’isolation des combles tout comme celle de la toiture est donc prioritaire pour l’environnement, mais aussi et surtout pour réaliser d’importantes économies d’énergie. Entamer des travaux de rénovation dans cette zone est prioritaire !

Mais de tels travaux ne s’improvisent pas et nécessitent une véritable étude et une analyse fine pour préparer le chantier. Il y a des normes, mais également des règles de l’art à respecter qui seront les garants de la longévité de votre installation. Si vous avez le moindre doute, l’idéal est de faire réaliser ces travaux pas une société d’isolation. Le site vous permet d’être mis en relation avec les professionnels de votre région pour comparer leur prix.

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Il existe de multiples solutions pour isoler les toitures en fonction de leurs caractéristiques (inclinée ou plate, combles aménagés ou combles perdus). Le choix des techniques et des isolants sera fonction de vos exigences au niveau de l’isolation, du délai mais également du budget alloué au projet.

Préparation : bien analyser la sous toiture avant d’entamer les travaux

Il serait dommage de se lancer dans la pose de l’isolant sur une structure qui n’est pas saine et qui va venir détériorer les propriétés isolantes de votre installation. Le risque est important car devoir déposer l’isolant souillé quelques semaines après la fin des travaux peut augmenter considérablement le cout. Il est donc primordial d’examiner avec une attention particulière la bonne santé de la charpente qui supporte la toiture. Des éléments de charpente humide sont des signes d’un défaut d’étanchéité de toiture qu’il faudra traiter impérativement. La présence d’insectes tels que les xylophages se repère assez facilement. Si vous constater des trous sur votre charpente ainsi que des traces de sciures et autres petits dépôt de bois, il y a de grandes chances pour que votre charpente soit infestée.

Traitement de charpente : bien traiter avant d’isoler.

Si vous avez le moindre doute sur l’état de votre charpente en bois, il est recommandé de réaliser un diagnostic par une société de traitement de charpente. Si celle-ci (la charpente) est effectivement endommagée et attaquée par des insectes, il existe des solutions pour traiter la source du problème, et réparer les dégâts occasionnés (injection, consolidation, voire tout simplement remplacement). Si votre charpente est saine, il n’est pas inutile d’appliquer à titre préventif des produits de traitement de charpente (pulvérisation, badigeonnage, etc). Une fois les produits spécifiques appliqués, il est quand même recommandé de patienter quelques jours avant d’attaquer la suite du chantier.

Note : Des chevrons parfaitement bien alignés vous faciliteront grandement la mise en œuvre.

Technique d’isolation sous toiture

Note concernant les écrans sous toiture : s’il y a un écran sous toiture déjà en place, il peut être nécessaire de laisser la place pour une lame d’air, de façon à évacuer correctement l’humidité. Cette recommandation vaut également s’il n’y a pas d’écran sous toiture. Le seul moyen de s’affranchir de cette recommandation est de posséder un écran sous toiture de type HPV (Haute Perméabilité à la Vapeur d’eau)

Isolation en simple couche d’isolant

L’isolation en simple couche permet d’isoler rapidement une sous-toiture. Le principe va consister en la pose d’un isolant entre les chevrons de façon transversale. Le choix de cet isolant peut être de type naturel, minéral, etc. Le plus fréquemment utilisé reste la laine de roche qui offre un rapport qualité d’isolation / prix vraiment intéressant, même si la laine de bois gagne du terrain. Il est recommandé (et même incontournable) d’utiliser des isolants possédants des certifications (Acermi, CSTB) pour garantir la pérennité et la fiabilité de votre installation dans le temps. Lors de la pose, il est impératif de ne pas coller l’isolant aux tuiles pour ne pas risquer d’avoir des problèmes d’humidité. Laisser une lame d’air d’au moins 2 cms est impératif, à moins de posséder un écran sous toiture de type HPV. Pour que la pose soit bien ajustée, il faut découper l’isolant (en panneau ou en rouleau) avec une marge supérieure de 10 à 20 mm. Ces isolants possèdent une élasticité permettant de les ajuster parfaitement en les compressant légèrement. La pose se fait toujours du bas en direction du faîtage. Une fois l’isolant posé dans le respect des règles de l’art, il faudra installer le frein vapeur (que beaucoup ont tendance à appeler un pare vapeur). L’explication sur la pose du frein vapeur sera traitée plus bas car identique aux autres techniques d’isolation, bicouche notamment. A noter que la réglementation thermique a évolué (RT2012) et que bien souvent, il faudra l’épaisseur équivalente à deux couches pour atteindre les niveaux de performance attendus.

Le choix d’une isolation en double couche sous rampant

La technique d’isolation sous toiture en double couche (ou bicouche) est à utiliser lorsque l’on recherche une isolation à haute performance. La première étape est similaire à l’isolation en simple couche au niveau de la pose de l’isolant entre les chevrons. Au préalable, des suspentes auront été installées à chaque extrémité haute et basse du rampant, au niveau des flancs de chevrons. En revanche, la pose du frein à vapeur ne se fait habituellement qu’après la pose de la deuxième couche.

Comment poser la 2ème couche d’isolant ?

La deuxième épaisseur d’isolant va venir se positionner de façon perpendiculaire à la première couche. Pour une réalisation dans les règles de l’art, il est recommandé de créer une alternance entre les joints de chaque rang. Cela permet d’obtenir une continuité de l’isolation et de supprimer au maximum les fuites d’air. Cette couche d’isolant, particulièrement lorsque des rouleaux sont utilisés, devra être apposée sur les suspentes qui vont venir pénétrer l’isolant. Cela aidera à maintenir en place l’isolant, notamment lors de l’installation des barres de maintien métalliques. Avant l’installation de ces barres, il faudra bien évidemment mettre en place le frein vapeur.

Tout cela vous semble particulièrement compliqué et vous ne vous sentez pas d’entreprendre vous même ces travaux ? Confiez en la réalisation à une entreprise spécialisée, c’est l’assurance d’un chantier bien réalisé profitant d’une garantie.

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Pose : comment poser un frein-vapeur ?

Les freins vapeur peuvent s’acheter dans les magasins de bricolage spécialisés sous forme de rouleaux dont la largeur peut varier pour s’adapter au mieux aux besoins de chacun. Les lés du frein vapeur ne doivent pas être coupés exactement à la taille du rampant, mais au contraire posséder une marge supérieure d’environ 20 cm à faire dépasser par-dessus. La coupe de finition se fera au dernier moment pour assurer une étanchéité parfaite. La pose du frein vapeur sur l’isolant se fait par l’intermédiaire d’un scotch type double face. Encore une fois pour assurer une parfaite étanchéité, les lés doivent être posés en respectant un chevauchement d’environ 10 cm au niveau des jointures. Les cas particuliers de votre installation devront être traités également avec un mastic colle spécifique pour l’étanchéité à l’air (canalisation, huisserie, conduit, etc.)

Quelle est la différence entre un frein-vapeur et un pare vapeur ?

Les membranes frein vapeur sont des matériaux aux propriétés particulièrement intéressantes. Elles permettent de laisser passer la condensation présente à l’intérieur du comble pour l’évacuer vers l’extérieur, tout en restant étanches à l’air. C’est la différence avec les pares vapeur qui sont totalement étanches à la vapeur d’eau. L’évacuation de cette vapeur d’eau suivra celui de l’air des combles. Ce phénomène peut occasionner des dommages conséquents car cette vapeur d’air va se condenser au niveau de certaines parties de la paroi (humidité, moisissures, détérioration de la charpente, prolifération de champignons).

Étape finale d’isolation sous toiture pour une finition réussie

Pour clôturer un chantier et obtenir une finition idéale, l’étape finale va consister à la pose de plaque de plâtre pour recouvrir les isolants posés. Ces plaques pourront être positionnées en s’appuyant sur les barres métalliques installées précédemment, voire sur des tasseaux. Une fois les plaques de plâtres fixées, on peut venir découper le frein-vapeur que l’on avait laissé volontairement plus long (et qui doit en toute logique pendre par le haut). Cela permet d’avoir une étanchéité vraiment parfaite.

Comment choisir l’épaisseur d’isolant à poser ?

L’efficacité d’un isolant va dépendre du type de matériaux choisi (naturel, fibre minérale, etc) mais aussi et surtout de son épaisseur. En règle générale, plus un isolant est épais, meilleures sont ses propriétés isolantes. Les valeurs minimales d’isolation préconisées par la réglementation thermique doivent être supérieures ou au moins égales à 8 de résistance thermique (R=8). En utilisation d’isolants naturels, il faudra en moyenne des épaisseurs de 16 à 22 cm (valeurs que l’on peut retrouver sur l’étiquette de certification). Il faudra donc calculer en amont (avec une prise de côte) si l’on veut bien positionner les suspentes pour une double épaisseur d’isolant. Plus l’épaisseur est importante, plus le coefficient thermique sera élevé. En revanche, au-delà d’une certaine épaisseur, l’effort fourni en plus impactera de moins en moins sur les économies potentielles.

Comment faire une isolation sous toiture avec présence de fenêtres

La présence de fenêtres (type velux) et d’ouvrants (ventilation et aération des combles) est une chose assez fréquente, sinon commune. Pour autant, ces zones particulières ne doivent pas être négligées lors de l’isolation sous toiture, tout comme la jonction avec l’isolation des murs. Des actions préventives sont donc à utiliser pour éviter de détériorer en peu de temps les matériaux isolants mis en place. Cela est d’autant plus vrai pour les fenêtres qui seront installées dans le cadre d’un aménagement de combles afin d’obtenir de la lumière naturelle.

Note : Il est important d’installer des fenêtres de qualité et bénéficiant de volets électriques extérieurs. Cela vous sera bénéfique pour votre isolation l’hiver, mais également l’été pour éviter de faire rentrer la chaleur. En effet, une fenêtre de mauvaise qualité fera rentrer la chaleur du soleil (rayonnement) et votre isolation de qualité risque de retenir cette chaleur à l’intérieur.

Certaines fenêtres possèdent par défaut des jupes d’étanchéité qui viennent en surépaisseur de l’isolant. Dans le cas contraire, se servir du frein-vapeur que l’on a posé sur les isolants, mais également en recouvrant ladite fenêtre. Ce frein vapeur sera alors découpé au niveau des angles des fenêtres, pour permettre de rabattre l’isolant flottant vers l’intérieur de la fenêtre.


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Vidéo : isolation sous toiture en deux couches

Vous trouverez ci-dessous une retranscription texte, idéal pour les personnes malentendantes.

Partie 1 : Préparation de chantier : pose des suspentes.

On démarre par l’implantation de la lisse basse, au niveau du pied droit. On utilise un cordeau afin d’être parfaitement aligné d’un bout à l’autre bout de la pièce. On repère l’implantation de la première rangée de suspentes. Pour avoir une parfaite planéité du plafond, on commence par implanter les suspentes en périphérie de la pièce. Elles sont positionnées sur les chevrons tous les 60 centimètres. On tire un cordeau entre les deux extrémités de la pièce, ce qui permettra par la suite, d’aligner les suspentes perpendiculairement aux chevrons tous les 1m20 maxi.

Partie 2 : mise en œuvre de l’isolant.

1ère couche

La première couche d’isolant est posée entre les chevrons. Son épaisseur correspondra à l’épaisseur du chevrons, – 2cm. Il est en effet nécessaire de préserver un espace de 2 cm, entre la sous face du liteau, et l’isolant. Pour respecter les deux centimètres de vide, l’isolant doit être affleurant à la sous face du chevron. Pour garantir une parfaite continuité de l’isolation, et une bonne étanchéité à l’air, il est nécessaire de traiter l’entourage des fenêtres de toit

2ème couche

L’isolant en deuxième couche peut être revêtu d’un kraft. Dans ce cas il est posé coté intérieur. La laine est ensuite embrochée sur les suspentes, avec vissage de la rosace pour maintien.

Partie 3 : mise en œuvre de l’ossature.

On met en place les fourrures (clipsage). On peut raccorder les fourrures, à l’aide d’un connector, ou d’une éclisse. On utilise la rosace pour aligner les fourrures. Alignement du cordeau sur la nervure. A l’aide d’une règle, on vérifie la planéité des ossatures.

Partie 4 : mise en œuvre de la membrane d’étanchéité à l’air.

Pose d’un scotch double face sur l’ossature. On colle la membrane d’étanchéité à l’air sur les fourrures. Pour faciliter le recouvrement, utiliser le marquage sur la membrane. On assure un recouvrement des lais d’au moins 10 cm. On laisse dépasser la membrane sur le mur. Scotchage des lais. On assure l’étanchéité en périphérie par la pose d’un joint souple. Traitement des gaines transverse :   On met en place un œillet adhésif pour assurer l’étanchéité à l’air. Traitement de l’étanchéité à l’air au niveau de la fenêtre de toit, avec ici aussi l’aide d’un joint souple pour fixer la membrane.

Partie 5 : mise en œuvre des plaques de plâtre.

On pose les plaques de plâtre perpendiculairement aux fourrures avec vissage tous les 30 cms sur les fourrures. Découpage des 10 cms de membrane restant.

Partie 6 : réalisation des joints de finition.

On malaxe l’enduit ici prêt à l’emploi. Application de l’enduit sur les plaques + encollage de la bande armée ou non. + Serrage de la bande.

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