Comment faire baisser le cout de son chauffage ?

Bien que cette année, l’hiver soit relativement clément en terme de température, le prix du chauffage augmente et cela concerne globalement toutes sources d’énergie (électricité, gaz, fuel..). Conséquence directe, votre facture explose encore un peu plus chaque année. Pourtant, avec quelques gestes simples, il est facile de réduire cette dernière tout en limitant l’investissement.

Régulation de chauffage : limiter l’utilisation en journée

Si vous bénéficiez d’un chauffage individuel, d’importantes économies sont envisageables en adaptant la température en fonction de la présence des individus dans l’habitat. En effet, il n’est pas rare que certains chauffages fonctionnent alors que les occupants ne sont pas à leur domicile (travail, déplacement, etc). Avec l’aide d’un thermostat programmable, il est possible de paramétrer des plages horaires et température de fonctionnement. Attention toutefois, l’erreur classique est de couper intégralement le chauffage en journée. L’énergie qu’il faudra pour retrouver une température standard sera très importante et donc peu économe.

    • Descendre à 16°C en journée en cas d’absence
    • Remonter à 19/20°C 1 heure avant le retour des occupants
    • La nuit il est possible (et même recommandé) de réguler la température à 18°C

L’inverse est tout aussi vrai au niveau des entreprises qui coupent le chauffage la nuit. Un bon réglage pourrait être par exemple.

A noter également, les progrès réalisés en terme de domotique permettent de contrôler à distance le chauffage de son domicile. Mieux, certaines solutions permettent d’adapter le chauffage à votre comportement. Par exemple, votre smartphone peut détecter le départ de votre lieu de travail pour commander la mise en route du système de chauffage.

Régulation de chauffage en copropriété

Contrairement aux constructions récentes souvent équipées de radiateur électriques, grand nombre de copropriétés sont encore équipées d’un chauffage central. Cette configuration n’est pas l’idéale en terme de régulation de chauffage. En effet, il est bien plus complexe de baisser automatiquement la température de l’habitat en cas d’absence car les réglages se font manuellement sur chaque radiateur (ouverture / fermeture).

Une alternative pourrait être de baisser manuellement ces radiateurs en cas d’absence, et d’utiliser un chauffage électrique additionnel couplé à un programmateur électrique pour une remise en température une heure avant le retour des occupants. Cette solution nous semble peu fiable et surtout lassante à moyen terme.

Décret du 23 avril 2012 et l’arrêté du 27 août 2012 relatifs à la répartition des frais de chauffage dans les immeubles collectifs à usage principal d’habitation.

Il faut savoir qu’à partir du 31 mars 2017, une nouvelle loi va imposer la mise en place d’appareil électronique de suivi de consommation sur ce type de radiateur d’installation en chauffage collectif. La raison évoquée serait de responsabiliser les différentes occupants de ce type de copropriété en les impliquant (financièrement) dans la consommation énergétique. Chaque appareil couterait à priori 15€ de location par an, à multiplier par le nombre de radiateurs.

Nous nous sommes amusés à faire une rapide simulation du cout (à perte) de cette loi sur une petite résidence d’environs 25 copropriétaires. En moyenne, entre les petits appartements de 3 pièces, et les grands 5 pièces, il y a dans chaque appartement 5 radiateurs.

5 radiateurs x 25 appartements = 125 radiateurs à équiper.
125 radiateurs x 15€ par appareil = 1875€ par an.

Quasiment 2000€ par an dans une installation qui n’apporte aucune garantie de responsabilisation… Il y a fort à parier qu’un tel montant pourrait être « investi » bien plus intelligemment dans d’autres sources d’économie d’énergie.

– Isolation par l’extérieur (en cas de ravalement nécessaire par exemple)
– Changement du système de chauffage pour une solution performante
– Autre source de chauffage alternative
– Mise en place d’un système de ventilation efficace (souvent inexistant sur les vielles résidences d’avant 1980)
– Et bien d’autres !

Optez pour des chauffages performants

La qualité et la performance des appareils de chauffage ont un impact important sur la consommation, et in fine sur votre facture de chauffage. Le meilleur exemple et en tout cas le plus connu est celui du chauffage type convecteur. Il s’agit de radiateurs bas de gamme, qui sont en général installé par défaut par les constructeurs pour réduire au maximum les couts. Le principe est relativement simple puisque les convecteurs vont « bruler » l’air via une résistance électrique. A l’instar d’une montgolfière, cet air ainsi brulé (chaud et donc plus léger), va aussitôt monter pour chauffer…votre plafond.

L’efficacité et le rendement sont définitivement médiocres. Si vous possédez ce type de convecteurs, il est vivement recommandé de les changer au profit de radiateurs à inertie (les plus économiques), ou à défaut par des radiateurs type rayonnant. Si votre habitation le permet, il est également intéressant de réfléchir à l’installation d’un pompe à chaleur ou tout autre système en géothermie.

Fenêtre : tirer profit des apports solaires

Alors qu’en été, on recommande de fermer les volets pour les fenêtres orientées vers le soleil, en hiver, c’est l’inverse. En effet, si certaines de vos fenêtres profitent d’une bonne exposition, n’hésitez pas ouvrir en grand vos volets. Cela permettra, en cas de double voire de triple vitrage, de laisser pénétrer un maximum le rayonnement solaire à l’intérieur du logement et d’emprisonner cette énergie solaire à l’intérieur. A contrario, si vos fenêtres ne profitent d’aucun ensoleillement, vous pouvez laisser vos volets fermés. Ce n’est pas grand chose, mais cela créera une barrière supplémentaire contre le froid, ou le vent à défaut. Cela vaut particulièrement pour les vielles menuiseries simples vitrages, particulièrement inefficace sur le plan de l’isolation.

Colmater les fuites d’air, source de déperdition

Vos fenêtres ne ferment plus aussi bien qu’à leur début ? Vos portes sur l’extérieur ont mal vieilli et des jours apparaissent, laissant ainsi passer d’importantes masses d’air ? Les joints de vos différentes menuiseries ne remplissent plus leur fonction d’étanchéité à l’air ?

Il existe dans les maisons de multiples endroits avec des fuites et passages d’air non désirés. C’est toute l’étanchéité à l’air de votre habitation qui est impactée. Faire la chasse à ses petites fuites peut se révéler être une formidable source d’économie (et de confort). Avec un budget relativement faible, il est possible d’améliorer facilement l’existant. L’exemple typique : refaire les joints des menuiseries avec une mousse expansive en bombe (polyuréthane).

Attention toutefois : n’en faites pas trop. A trop vouloir colmater, certains occupants se lancent dans l’obturation des bouches d’aération (fenêtre, conduit intérieur, etc). Ceci est une très mauvaise idée et peut même se révéler contre productif. L’aération d’une maison est importante et sert à évacuer l’air vicié (humidité, gaz, etc.), il est donc important de la laisser en l’état.

Contrôler le taux d’humidité intérieur

C’est un loi physique de base : plus le taux d’humidité dans l’air est important, plus il faudra d’énergie pour chauffer cet air. Lorsque l’on a compris cela, on comprend vite l’intérêt de surveiller et surtout de faire baisser si besoin le taux d’humidité. Ceci est d’autant plus vrai que l’humidité a un impact sur le confort intérieur et sur la température ressentie. Par exemple, une température de 19°C avec un faible taux d’humidité sera souvent bien plus agréable qu’une température du 22°C avec un taux d’humidité dépassant les 70%. Attention toutefois, un air trop sec peut également affecter le confort intérieur (nec sec, irritation des voies respiratoires, etc). Pour faire baisser le taux d’humidité, il est possible d’utiliser des gestes : mettre une plaque sur les casseroles en cas de cuisson vapeur, prendre des douches plus courtes, faire sécher le linge dans une pièce spécifique, aérer régulièrement, etc. Il est également possible d’utiliser des produits spécifiques : absorbeur d’humidité, déshumidificateur, etc.

Isoler pour faire des économies d’énergie

Comme nous avons pu le voir, l’étanchéité à l’air d’une habitation est un des points, sinon le point crucial pour faire des économies d’énergie. Isoler sa maison demande en effet un investissement plus conséquent au départ, mais cette opération sera rentable à moyen et long terme. Attention toutefois, ne vous lancer pas dans un projet d’isolation sans avoir étudié l’habitation dans son ensemble. On a par exemple trop souvent tendance à changer les fenêtres alors que la priorité se situe en général au niveau des combles. Quelles sont les priorités d’isolation dans une maison ?
1 Les combles
2 Les murs
3 Fenêtres et menuiserie
4 La ventilation
5 les sols

A savoir toutefois, il existe des aides financières de la part de nombreux organismes et institution (Eco ptz, crédits d’impot, CEE, tiers financement, etc).