Maison Passive

maison passive

Bien qu’éloigné du sujet de la rénovation thermique, j’ai choisi d’utiliser mon site pour vous raconter étape par étape la construction de notre maison, je l’espère, passive. Bien évidemment, ce sujet sera complété au fil du temps car le projet n’en est qu’à ses débuts. En effet, nous venons (enfin) de dénicher le terrain (idéal, nous l’espérons) pour notre construction.

Construction d’une maison passive : sommaire

  1. Recherche d’un terrainTerminé
    1. Bonus : quelques pistes et astuces pour négocier le prix d’un terrain.
  2. Signature promesse de vente – Terminé
  3. Recherche d’un constructeur (sérieux) – En cours
    1. Mio’terr
    2. Wood Construction
  4. Signature du CCMI
  5. Dépos permis de construire
  6. Recherche d’un prêt immo : prêt bancaire + PTZ
  7. Attente
  8. Accord permis de construire – affichage – attente recours des tiers
  9. Démarrage ?

Définition : qu’est ce qu’une maison passive?

La maison passive n’est pas forcément connue de tous, aussi je vais tenter d’en faire une définition simple avec quelques explications quand même. La maison passive est une maison dont le niveau de consommation d’énergie pour le chauffage doit être au maximum de 15 kWh par m² et par an.  Il s’agit ici d’une obligation de résultats plus que de moyens. Le choix des techniques et matériaux est donc globalement libre tant que ce seuil de consommation max est atteint.

Atteindre le niveau passif est donc possible en construction bois (massif, ossature bois, poteaux-poutre), comme traditionnelle (parpaing, béton, brique, béton cellulaire). De notre coté, par conviction écologique et par amour pour ce matériau, nous partirons (à priori) sur une ossature bois, même si nous souhaitons tout de même consulter un ou deux constructeurs tradis (béton cellulaire / brique) pour ne pas se fermer de portes.

Fonctionnement d’une maison passive

Comme nous l’avons vu, atteindre le niveau passif (et éventuellement le label pouvant aller avec) est avant tout une question de résultats, qu’importe les moyens. Pour autant, il y a des principes de bases souvent communs à de nombreuses constructions passive :

  • Une excellente isolation thermique (utilisation
  • Une excellente étanchéité à l’air (avec test d’infiltrométrie)
  • Ce deuxième point implique de soigner particulièrement la ventilation du bâti (VMC double flux ultra préconisé, même si ce n’est pas toujours nécessaire)
  • Idéalement, une approche bioclimatique dès la conception : optimisation maximale des spécificités du terrain pour optimiser les apports solaires et autres conditions climatiques (vents dominants, etc)

Les avantages d’une ossature bois en construction passive

Outre la rapidité d’exécution du chantier, notamment avec la préfabrication en atelier, le bois est un matériau particulièrement bien adapté à la construction passive. Naturellement isolant, il est 10 fois plus performant que le béton et permet donc par exemple de limiter les ponts thermiques. Contrairement aux constructions traditionnelles, le bois est relativement léger et ne nécessite pas forcément de surdimensionner les fondations. Cela devrait être un avantage pour nous, la vallée de l’Yerres étant réputée pour ses mouvements de terrain (argile = Aléa retrait-gonflement).

Les inconvénients d’une ossature bois en construction passive

Un point qui est souvent reproché à l’ossature bois est son manque d’inertie du fait de l’absence de murs avec une importante masse. Cela peut-être gênant, notamment lors d’épisodes ou les températures sont particulièrement élevées, ou au contraire particulièrement basses. Il est donc important de bien penser au dimensionnement de son système de chauffage / ventilation.

Le bois, il n’est pas inutile de le rappeler, est un matériaux organique. Ce dernier à donc deux principales faiblesses : les insectes xylophage, et les champignons (mérule, etc). Le choix de matériaux de bonne qualité (bois naturellement durable ou traité), d’une bonne ventilation et surtout d’une mise en œuvre dans les règles de l’art sont les meilleurs armes pour se prémunir de futurs dommages. Une vidéo pour vous informer sur le sujet : https://www.youtube.com/watch?v=iPFMb9fNkk8

On reproche également aux constructions passives des phénomènes de surchauffe l’été. La aussi des parades existes : ventilation adaptée, étanchéité à l’air irréprochable, puits provençal, BSO (brise soleil orientable). Il faut tout de même savoir que pour obtenir le label passif, un bâtiment ne pourra dépasser 25°C intérieur pendant plus de 10 % de l’année. La gestion de la température l’été est donc prise en compte dès la conception du projet.

Construction passive : cout plus élevé ?

En général, le maitre d’ouvrage, surtout en début de projet, se met en recherche de ratio au m² pour pouvoir se positionner, notamment par rapport à une construction traditionnelle RT2012. C’est, selon beaucoup de spécialistes, une erreur de réfléchir de cette façon : voilà pourquoi. Il est courant toutefois de dire qu’une construction passive coutera globalement 10% plus cher. Ce surcout serait toutefois amorti en une quinzaine d’années dans l’hypothèse que les prix des énergies restent relativement stable (ce qui est loin d’être le cas). Les fourchettes de de prix en passif sont assez larges. Il est possible de trouver des constructions offrant un ration de 1600€ / m², alors que pour les constructions plus complexes, il n’est pas impossible d’aller tutoyer les 2300€ m².

Maison passive : rentabilité à long terme

On estime à une quinzaine d’année environ l’amortissement du surcouts de la construction passive par rapport à une construction RT 2012. La principale économie va évidement se situer au niveau du cout du chauffage, qui peut être parfois 10 fois moins élevé qu’une construction traditionnelle. A titre d’exemple, il n’est pas rare de rencontrer des propriétaires passif avec une note de chauffage de 150 à 200€ par an pour une habitation de 120 à 150m² (et pour une température aux alentours de 20°).

A coté de ça, il faut aussi prendre en compte le fait que les appareils de chauffe (qu’il faudra entretenir, voire remplacer dans quelques années pour une habitation RT2012), sont quasi inexistant en passif, si ce n’est pour du complémentaire lors de grands froids

 

 

 

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